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Planning des activités en 2011    (Déroulée le 31/12/2011)

Planning des activités
Mis à jour le 23/9/2011
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Samedi 8 octobre 2011
Sortie à la criée de Ciboure et au château d’Abbadia

Monsieur François Gallet, chargé de mission au Comité des pêches maritimes de Bayonne près du port de pêche de Ciboure et de sa criée, nous recevra à Ciboure (près de la chapelle des Récollets). Il nous présentera ce qu’est la pêche locale et la relation entre pêcheurs, criée, administration des pêches etc. et répondra à nos questions.
L’après midi nous visiterons le château d’Abbadia et surtout nous nous familiariserons avec Antoine d’Abbadie, un homme aux talents multiples, né de mère Irlandaise et de père basque. Il a été explorateur scientifique, ethnologue, géographe, linguiste (créateur du premier dictionnaire français/amharique) et bien sûr astronome...

09 h 45   Rendez vous sur le Parking d’Arnaga.
10 h 00   Passage au Rd point de Maignon. Merci de nous dire si vous nous rejoindrez là !
10 h 30    Arrivée à Ciboure et présentation par M. Galet
11 h 00    Visite de la Criée qui ne sera
pas active, mais dont on nous expliquera le fonctionnement.
12 h 30    Déjeuner à la “ferme d’Aguerria“ à Urrugne.
15 h 30    Visite du château d’Abbadia à Hendaye.

Vers 17h 30     Retour vers Cambo.




Fin Octobre
      • Conférence / Concert Liszt proposée par M. de La Cerda (à confirmer).




Sortie Criée/Abbadia    (Déroulée le 08/10/2011)

     A 7h30 PM, heure d’Auckland, le car Miral avait quitté Cambo. Au score de “3-0“ il atteignait le rond-point Maignon embarquant au passage six des « Amis d’Arnaga » participant à la sortie dite « La criée (1) de Ciboure et le château d’Abbadia ». À “12-0“ nous arrivions à destination, la France tenait le match, nous pouvions quitter l’ovalie et sereinement aller à la rencontre de notre Mentor qui, documents en main, nous attendait.


Le groupe
     Le programme l’indiquait « présentation de l’administration des pêches, de la pêche locale, des relations pécheurs et criée », par François Gallet. Chargé de mission au comité des pêches maritimes de Bayonne, détaché auprès du port et de la criée de Ciboure, il allait nous expliquer et commenter la filière des produits de la mer. Ce fut fait avec brio et les antisèches restèrent sous son coude.
     Rien ne fut laissé dans l’ombre, qui plus est lorsqu’il y eut questions et débat on ne noya pas le poisson. Après un rapide rappel sur l’organisation maritime (2), F. Gallet nous exposa les types de pêche : côtière, hauturière, grande pêche qu’il lia judicieusement avec les techniques, croyez moi, dorénavant dans ce domaine rien ne pourrait plus nous prendre au dépourvu :
    
Les bâteaux
    Pêche à la Palangre, au filet, au chalut, à la Bolinche, à la canne, et même étrangement dans ce milieu voué au poisson on évoqua la pêche aux algues rouges, le gelidium impérial d’où l’on extrait l’agar-agar, ce puissant gélifiant naturel.
    Quelques lignes supplémentaires… d’écriture sur un sujet qui intrigua bon nombre : celui des bolincheurs, navires utilisant un filet tournant. Attention c’est le bateau qui tourne pas le filet ! Cette technique de pêche est une des rares à ne pas écraser le poisson et le préserve. Après repérage par sonar, le banc le plus souvent de sardines ou d’anchois, est encerclé par la Bolinche puis celle-ci est bouclée à sa partie inférieure par un filin, une poche se forme et la bolinche est progressivement tirée à bord.
     Bref, seule la pêche à la baleine fut déclarée hors sujet, de l’histoire ancienne nous dirent certains, de plus actuellement bien racontée à Ducötenia…L’histoire présente, c’était l’équipe de France qui venait de « Bolincher », de prendre dans ses filets les Anglais sur le score de 19 à 12. À grande vitesse, la nouvelle passa discrètement de bouche à oreille… nous pénétrions alors dans le hall de pesée et de mise en caisse de la « Criée ».
    Propre, nettoyé, vidé, quelques casiers rangés, aucune odeur perceptible, on s’étonnait : y avait il eu ici du poisson ? De fait, nous étions samedi, les cargaisons débarquées du vendredi avaient été triées, classées, enregistrées, étiquetées, remisées en chambres frigorifiques et le catalogue de vente avait été établi. C’est le lundi avant l’aurore que l’activité reprendra et la criée justifiera son appellation. Alors le hall deviendra bruissant de vie tout comme la salle de vente que nous nous apprêtions à découvrir à l’étage.
    
Pesée et salle de criée
     Cette salle de vente a une configuration de théâtre en réduction, des stalles sur les hauteurs pour les acheteurs, de mémoire il y en avait une bonne quarantaine, en contrebas la scène où se déroule l’action et où se tiennent les acteurs principaux, crieur et poissons. Celle-ci était bien équipée, informatisée avec un P.C. par poste ou deux acheteurs pouvaient tenir, en face d’eux un écran donnant instantanément l’information. Signe particulier, les ventes se pratiquent par enchères descendantes. L’acheteur, muni d’un boîtier à touches, bloque le prix qu’il accepte. Pourtant, curieusement, avant que l’achat soit définitif, s’écoule un court instant permettant la surenchère !
     La visite se termine, merci monsieur François Gallet pour votre compétence. D’emblée vous nous aviez dit : « je ne suis pas guide de métier ». Eh bien, voilà un essai magistralement transformé. Ce fut un régal de vous écouter.

Déjeuner
     À la « Ferme d’Aguerria », le repas fut animé et plaisant, peu à dire sinon que le plat principal était voué au merlu, c’était dans l’ordre des choses. Un regret cependant, celui d’une sauce omniprésente qui s’imposait jusqu’à camoufler la belle fraîcheur des moules et du poisson, puis entre nous pourquoi dans ce pays où l’on trouve d’excellents vignerons aller chercher un muscadet, fut-il sans reproche.
    
Le château - L'entrée
     Nous partons pour le château d’Abaddia. Ce château massif qui dresse sa silhouette néogothique dans un paysage superbe intrigue ; était ce là une mode d’époque sensible au romantisme, la volonté d’un commanditaire fervent de symbolisme, le moyen âge en débordait, un architecte (3) prestigieux versé dans la restauration des cathédrales et des cités fortifiées, en tout cas ces ingrédients semblaient avoir été réunis pour bâtir cette construction surprenante. Il me semble pour ma part que l’aspect extérieur de la bâtisse serait de faible intérêt si le personnage hors du commun qu’était Antoine d’Abbadie d’Arrast ne l’avait imprégné de sa riche personnalité. J’évoque toujours l’homme avec beaucoup de respect et une profonde admiration : bachelier à 17 ans, curieux de tout, s’initiant à la minéralogie, à la géologie, à la géographie, passionné d’astronomie, ses relevés d’étoiles faisaient référence jusqu’à ces dernières années. Il y eut aussi ce vécu dans la corne de l’Afrique, plus particulièrement en Ethiopie où il avait rejoint son frère parti à la découverte d’autres peuples et cultures et accessoirement à la recherche des sources du Nil, attitude magnifique de courage et de volonté de ces deux jeunes gens : il a 27 ans son frère 22. De ces explorations Antoine d’Abbadie ramènera entre autre des relevés géodésiques, un dictionnaire français-amharique de 15 000 signes et Abdullah, un esclave qu’il avait affranchi. Quant à la source du Nil blanc, il pensa avec son cadet l’avoir découverte. Erreur, à d’autres reviendront ce privilège d’être les premiers (4).

    
La lunette - Galerie et statue en bois d'Abdullah
     Mettant à profit ses études, ses explorations, ses expériences on est porté à croire qu’en lui avait mûri très tôt cette sagesse née de la connaissance de soi et des hommes, sa demeure en porte le témoignage. Véritable livre ouvert il n’est pas un espace libre où n’a été gravé, inscrit, un adage, une pensée, un aphorisme qui donnent à réfléchir, citons parmi tout un florilège : dans la bibliothèque « N’importe quel buisson à son ombre » et aussi sa devise « Plus être que paraître ». D’ailleurs en pénétrant dans la demeure nous en avions eu un avant goût, sur le linteau de pierre de la porte d’entrée nous avions pu lire :

    « Cent mille bienvenue »
     écrit en gaélique, puis avant d’emprunter l’escalier on notait écrit en latin sur le limon :

« Qu’une main empressée accueille celui qui vient sous ce toit, avec un esprit ami… »
     Cela nous rappelle quelques vers et nous pensons à un autre étincelant et attachant personnage, celui qui nous réunit autour de son nom, créateur d’ « Arnaga » qui grava sur la pierre du porche d’entrée :

« Toi qui vient partager notre lumière blonde
Et t’asseoir au festin des horizons changeants
N’entre qu’avec ton cœur… »
Edmond Rostand

     Voilà deux personnages : d’Abbadie et Rostand, dont la rencontre est toujours un enrichissement personnel, alors une nouvelle fois merci aux organisateurs de l’avoir provoqué.

     *Nos remerciements vont aussi à M et Mme Michel Gallet, fidèles des « Amis d’Arnaga et d’Edmond Rostand » pour avoir proposé puis sollicité leur fils François pour pouvoir visiter la criée de Ciboure.


Quelques notes :
1- Criée : De sources diverses le mot serait attesté au XVe et désignait essentiellement les ventes à l’encan qui étaient annoncées par un crieur parcourant les rues, se signalant par roulement de tambour, grelots ou autres moyens sonores puis se postant à des endroits bien choisis pour lire le texte de la vente, ensuite vint l’affichage, mais le mot demeura pour certaines ventes en particulier celles des produits frais comme le poisson et désigne tout à la fois la vente et le lieu.

2- La Criée de Ciboure est un investissement du Conseil Général géré par la C.C.I. concessionnaire du port de St Jean de Luz-Ciboure. Le quartier maritime de Bayonne est le plus important des 3 quartiers maritimes de la région Aquitaine. Il couvre le littoral de Mimizan à Hendaye, sa flottille est de prés de 200 navires, des moins de 12 m de loin les plus nombreux jusqu’à quelques unités de grande pêche délocalisées à Dakar.

3- Après la mise à l’écart de Clément Parent et Auguste Magne, deux architectes ont travaillé sur le Château d’Abbadia, Eugène Viollet le Duc (1814-1879) architecte et aussi théoricien, qui commença sa carrière sous les ordres de Prosper Mérimée, et Edmond Duthois son collaborateur.

4- La découverte de la source précise du Nil Blanc fait encore débat, on cite cependant comme premier découvreur l’anglais John Hanning Speke et les dates de 1858 (lac victoria) et1862 (émergence aux chutes Ripon).
Jean-Pierre Caillieretz.



Conférence Jean-Paul Lucet    (Déroulée le 17/09/2011)

      Conférence mémorable que celle-ci. Mais en fait ce n'en était pas vraiment une, mais plutôt un “One man show“ comme on le dit en basque labourdin !

      Cet homme de spectacle qu'est Jean-Paul Lucet, a bâti son propos à partir de la chronologie de la vie de notre illustre poète en y mêlant si adroitement,
de façon si intime et sans hiatus, des anecdotes et surtout des extraits des œuvres de Rostand qu'il a déclamés pour nous,. Il en a fait pendant près de deux heures, une sorte de conte !

      Nous avons entendu des passages peu connus (comme le faucheur basque) et bien d'autres si célèbres qu'on voyait les lèvres de certains se les dire (doucement) avec lui.

      En bref, il a enchanté, tant les néophytes que les nombreux connaisseurs d'Edmond Rostand.  Les nombreux spectateurs, debouts, ont applaudi  et salué sa verve, son entrain, et oserai-je dire son panache !


             




Exposition de peinture à Ciboure    (Déroulée le 12/08/2011)

    Ouverte du 12 au 17 août à la chapelle des Récollets de Ciboure cette exposition, organisée par Robert Poulou, est un franc succès. Monsieur Jean Lailheugue, fidèle Ami d'Arnaga, nous en a envoyé des photos et le compte rendu qui suit :

     Vernissage somptueux ; les présentations du maire de Ciboure, Guy Poulou étaient claires, pertinentes et plutôt brèves. Plusieurs personnalités de la région étaient présentes dont le député Daniel Poulou ainsi que Vincent Bru, maire de Cambo, et son adjointe à la culture Anne-Marie Pontacq.



     La magnifique table couverte de porcelaines et de poteries de Ciboure était un régal… pour les yeux, puisqu'on ne pouvait pas y toucher ! Mais il y avait surtout les 56 tableaux, prêtés par des restaurateurs du pays basque parmi lesquels on reconnaissait, faisant la couverture de l'affiche, “Les pêcheurs“ d'Arrué, (de chez Pantxua). Venant de Ciboure : “Thonier au port“ de Dante Antonini (de chez Mattin), ou le “Portrait du vieux Luzien“ de  Juan Benito (de chez Margot). Venant de Cambo “La Basquaise“ de Gustave Colin (de l'hôtel Ursula) partout il a  fallu trier !

        

     Quand on connait la compétence et la passion de notre Ami Robert on a encore appris qu'il avait déniché chez les restaurateurs des tableaux dont certains lui étaient déjà familiers mais aussi ceux recommandés par leurs expertes épouses !

     En conclusion Robert nous invite  à visiter ces restaurants déjà connus pour leur cuisine, mais aussi pour y voir ou revoir leurs tableaux. Merci à tous les organisateurs de cette manifestation.

   Jean Lailheugue.

Dernière minute :
Il y aura une visite guidée, par Robert Poulou lui-même,
 le mercredi 17 août à 17 heures.
                                                        Qu'on se le dise !



Voyage à Bilbao    (Déroulée le 18/06/2011)

     Nous étions 51 Amis d'Arnaga à faire, par un temps magnifique, ce voyage organisé de main de maître par Alexandre de La Cerda... !

    
     D'abord, visite du Musée Basque auquel nous sommes arrivés en marchant à travers le très typique vieux Bilbao. Ce musée retrace sur trois étages le passé maritime et la culture de la province en présentant un nombre incroyable d'objets, de maquettes et de meubles. Une visite instructive dans un musée riche et fort bien agencé.

    
    Ensuite ce fut le club à l'ambiance “très British“ de la Sociedad de la Bilbaina. Une de ses caractéristique est de posséder une bibliothèques privée de plus de 40.000 ouvrages dont certains incunables. Et c'est la bibliothécaire elle-même qui les a présentés et commentés à notre groupe. Un privilège rare que nous avons beaucoup apprécié. Merci !

    
     Durant le cocktail qui a suivi, Alexandre de La Cerda nous a retracé l'historique de la Bilbaina, puis excellent déjeuner par petites tables, toujours dans une ambiance feutrée et très classe. Quel accueil princier et encore une fois, quel privilège...

    
     Le reste de l'après-midi a été consacré au musée des Beaux-Arts et à son exposition exceptionnelle des trésors du musée de l'or de Bogota : 253 pièces de la période pré-hispanique étaient exposées, certaines datant de 2500 ans AVJC. C'est le talent de ces orfèvres qui a crée le mythe de l'El Dorado.


     Mais cette exposition exceptionnelle (jusqu'au 4//9/2011) ne doit pas occulter un grand nombre d'œuvres, surtout picturales, des XVIIIe et XIXe siècles assez remarquables du Musée des Beaux-Arts. Malheureusement le tableau que nous tenions à voir, le portait de la comtesse de Noaïlles par Zuloaga, était en prêt à un autre musée. Pour ma part, j'ai beaucoup aimé le Turner...
     Il nous faudra trouver un  prétexte pour revenir !




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