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Conférence du 4 septembre 2010    (Déroulée le 04/09/2010)

Conférence Vin Histoire et Littérature
Par Alexandre Miller de La Cerda

        Non content d'être Consul de Russie pour le grand Sud-Ouest, romancier, journaliste et homme de radio, il est aussi viticulteur dans le bordelais. Et ce n'est pas du tout par hasard !

        Alexandre de Miller de La Cerda nous a montré que ses lointains ancêtres remontent du côté espagnol à Fernando de la Cerda, Infant d'espagne et à Louis de la Cerda, grand Amiral de France (°vers 1291/ + 1348) et que sa famille du côté Arménien/Géorgien est bien plus ancienne encore. Ils ont tous eu en commun de s'être de près ou de loin, intéressés au vin. Il suit donc une tradition familiale.
        Ceci étant, nous avons appris que vers 5000 avant J.-C. on cultivait la vigne. Et que des recherches encore en cours montrent que l'on connaissait la culture de la vigne avant l'arrivée des romains en Aquitaine... une étude qui va probablement faire des vagues !


         M. de La Cerda nous a ensuite présenté son dernier livre : Les histoires extraordinaires du Pays Basque juste sorti de presse et l'a dédicacé.


           La conférence s'est terminée par une dégustation très appréciée du “Château Miller La Cerda“ de différentes années.

                 

A. de La Cerda   —   Dédicaces   —   Les Amis sont toute ouïe...
(Note; pendant les dédicaces, nous n'avons pas bu que du jus de fruit...)



Exposition de peinture à Ciboure    (Déroulée le 22/08/2010)

     Comme chaque année, Robert Poulou, a préparé une exposition de peinture. Elle aura lieu du 14 au 22 août 2010, à la chapelle des Récollets à Ciboure. Les Amis d'Arnaga et d'Edmond Rostand sont invités à aller la voir.
     Notez le nocturne du 14 août, jusqu'à 22h !





Article du Monde    (Déroulée le 06/07/2010)

     Le journal Le Monde a retenu et publié la lettre que Monsieur Yves Louis lui a envoyée à la suite du colloque Chantecler. C’est un hommage public rendu à l’action continue de la mairie de Cambo, du Musée et des Amis d’Arnaga pour faire connaître et vivre Edmond Rostand, son œuvre littéraire et Arnaga.

Article du monde



Colloque Chantecler - 25/26 juin 2010    (Déroulée le 25/06/2010)

            

Les intervenants, l'assistance, V. Bru et Robert Poulou


M. Vincent Bru, Maire de Cambo-les-Bains, M. Robert Poulou, organisateur du colloque et Président d'honneur des Amis d'Arnaga, et M. François Dheur, Président des Amis d'Arnaga, ouvrent la réunion et souhaitent la bienvenue aux intervenants et à l'assistance.



M. Yves Louis, agrégé de lettres classiques, dirigera ensuite les débats pendant ces deux jours de colloque.


Madame Sue Lloyd, universitaire et éditrice en Angleterre de l'œuvre de notre poète, explique « Pourquoi les Anglais aiment Edmond Rostand » : pour le ‘panache’, la défense des faibles, le désintéressement et la “réserve“, qui sont des qualités auxquelles les Britanniques sont sensibles.

Le lendemain, Mme Lloyd dans sa communication sur “ L'amour de la nature chez Rostand et dans Chantecler“ nous révèle que cet amour est déjà présent dans Les Musardises ; dès sa jeunesse, “il se sent proche de Dieu à la campagne“. Dans Chantecler, ce n'est pas une découverte, mais un accomplissement de la maturité ; Rostand donne même des conseils de comportement... pour respecter le monde de la nature! Cet hymne à la nature en ferait presque un écologiste avant l'heure !


 

M. Michel Forrier, membre de la Fédération des Maisons d'écrivains et des Patrimoines littéraires, détaille « Les attentes et reports » qui, durant sept ans, ont séparé l'idée de Chantecler et sa première représentation. Délais divers, hésitations, contretemps, décès de la belle-mère d'Edmond Rostand puis celui de Coquelin, crue de la Seine, etc. semblent s'être ligués pour retarder la première, pour susciter les ragots ! Le désir de surprise, voulu au début, a fait long feu et les retards et reports sont devenus la risée des journaux de l'époque.


 

M. Olivier Goetz, maître de conférences à l'Université Paul Verlaine de Metz, nous a dit pourquoi il aime Rostand : pour la jouissance de la langue qui est tantôt élégante et sublime, tantôt pleine de calembours, pour la création de mots et d'onomatopées, etc. Ce n'est pas un discours esthétique, mais une esthétique en acte! Et puis, un colloque n'est pas là pour faire un panégyrique, mais pour évaluer le pour et le contre.

Dans sa seconde communication : « Portrait de l'artiste en jeune coq », M. Goetz a fait le rapprochement entre les auteurs et les personnages qu'ils créent. Dans le cas de Chantecler, les procédés utilisés par E. Rostand sont l'inversion des valeurs, la transgression, les images,et bien sûr, les propos tenus par des animaux qui choqueraient dans la bouche d'êtres humains. Il souligne que la pièce n'a pas d'intrigue et qu'E. Rostand ne parle, en fait, que de lui, de ses doutes et de ses angoisses d'artiste, des affres de la création, de sa vision de son époque...


 

M. Michel Fabre, Membre de l'Académie des lettres pyrénéennes, décrit « Les malheurs de Chantecler », ce qu'ont été les débuts de la pièce au théâtre Saint-Martin. Entre autres, les dissensions entre E. Rostand et Lucien Guitry, créateur du rôle-titre, puisque Charles Le Bargy n'a pu le tenir à cause de l'opposition de la Comédie Française. Si la critique fut sévère, elle n'a pas empêché la pièce d'être jouée plus de 300 fois à Paris et 700 fois en province pendant la seule année 1910. Ce n'est tout de même pas mal pour un prétendu insuccès !


 

M. Patrick Besnier, professeur émérite de l'Université du Maine, traite de « Chantecler et la question du mauvais goût ». Il y a ambivalence entre les deux aspects, la belle langue de Rostand et... ses calembours ! La critique utilise même le mot de baroque qui avait un sens négatif à l'époque. En fait, l'incompréhension de la pièce provient de la grande densité de “messages“, d'allusions, de références culturelles avec, par ailleurs, et c'est paradoxal, un “appel“ à la simplicité.


 

M. Philippe Bulinge, de Lyon, responsable pédagogique à l'Institution Sainte-Marie, retrace « les inclinaisons de l’idéal entre Cyrano et Chantecler ». L'éloignement du microcosme parisien pour la vie à Cambo fin 1900, ainsi que l'amour de la nature chez son fils Jean, ont eu une forte influence sur le poète qui trouve là le cadre paisible qui lui convient. Il avait écrit l'Aiglon comme un plaidoyer pour la paix, mais la pièce a été comprise comme un antagonisme entre le fils de Bonaparte et un méchant ministre autrichien. Dans Cyrano, le héros cherche sa place dans le monde, selon un idéal chrétien ; Rostand trouve que sa pensée n'a pas été suffisamment explicite ou entendue, il veut changer le monde grâce à un idéal spirituel, avec Chantecler, mais pressent que l’œuvre restera incomprise.


 

Mme Céline Hervelin-Sottou, professeur de lettres classiques, évoque de « Drôles d’oizoos ». Elle rappelle les critiques acerbes qui ont accueilli la pièce. Ce qui n'a pas empêché le millier de représentations en 1910, ni le fait que les “réclames“ se sont emparées du coq comme d’un symbole.

Ces critiques ne sont-elles pas dues à la grande virtuosité du poète qui exploite toutes les possibilités de la langue, y compris des jeux de mots (« Prince Sarment - Vieux matou salem ») ? En tout cas, les deux premiers actes ont été chaleureusement reçus par le public, mais le troisième a suscité un froid. Le défilé des coqs y est une allusion transparente aux snobs, et c'est une peinture sociale au vitriol. Quant au quatrième acte, avec les crapauds, il est de la même veine !

Chantecler, à cause de sa densité, est plus une pièce à lire qu'à représenter- ne serait-ce qu’à cause des difficultés de mise en scène.

Il nous faut « remplumer » Chantecler, et la réimpression récente de la pièce aux éditions G-F est bienvenue.


 

Mlle Géraldine Vogel, docteur ès lettres, venue de Strasbourg étudie « La voix dans tous ses états ». La voix fonctionne véritablement comme une thématique inhérente à la pièce ; c’est ainsi que, tel le nez de Cyrano qui le précède en tout lieu, la voix devance le personnage et le représente sur la scène. Au début de la pièce, le « cocorico » de Chantecler retentit et fait fuir un papillon menaçant une limace, avant même que le personnage apparaisse.

La voix du Coq a autant d’effet sur les Nocturnes, sinon plus, qu’en aurait sa présence physique. Le nombre impressionnant de modulations vocales précisées dans les didascalies de Chantecler le démontre. Certes, c’est le propre d’un auteur dramatique que de donner voix aux personnages. Cependant, par la quantité de références didascaliques à l’univers vocal dans la pièce, il semblerait qu’Edmond Rostand mette spécialement l’accent sur celui-ci, et montre sa maîtrise particulière de l’orchestration.

Edmond Rostand est ainsi, peut-être, le plus sonore des auteurs dramatiques du vingtième siècle. Il peut être qualifié d’écrivain-musicien.


 

Robert Poulou présente plusieurs interprétations de Chantecler au cinéma et à la télévision. Émile Courtet dit Émile Cohl fut le premier à créer, en 1910, une version de quelques minutes de Chantecler, image par image, avec des marionnettes. Il y eut ensuite, vers 1990, Rock O'Rico : Don Bluth, un ancien des studios Disney, avec la voix d'Eddie Mitchell dans sa version française, en fait un “opéra-rock“. Enfin Jean-Christophe Averty créa pour la télévision un Chantecler avec Jean Piat dans le rôle phare. Des extraits sont projetés sur écran.


     Claude Dendaletche a clos les présentations du colloque en nous décrivant les différentes éditions de Chantecler. Il nous en a montré une quasiment unique qu'il possède et décrit une autre qui trône dans une vitrine de la villa où elle est exposée. À juste raison, c'est une édition unique qui mérite à elle seule la visite des salons d'Arnaga pour le plus grand plaisir des bibliophiles. La villa expose aussi les costumes que Christian Lacroix a crées pour la reprise de la pièce !


 

Le colloque s'est achevé par une table ronde très animée qui a réuni, autour de Robert Poulou : Mme Anne-Marie Pontacq, adjointe à la culture, Mme Béatrice Labat, conservatrice, les intervenants et le public.

 



Sortie dans la vallée du Bastan    (Déroulée le 12/06/2010)

        La pluie n'a heureusement pas été excessive (quoi que...) pendant notre visite des villages d'Amayur et Arizkun et les appareils photos ont pu s'en donner à cœur joie. D'ailleurs les quelques clichés ci-dessous de M. Cozilis, Dussert etc. donneront une idée de ce qu'a été ce voyage. Les explications détaillées de Madame Elso et de Monsieur Saint-Jean, ancien maire d'Aïnhoa, nous ont permis de comprendre l'histoire, les traditions et les coutumes propres à cette vallée comme les “fasseries“ qui sont des accords transfrontaliers sur le pacage des troupeaux, ou le carnaval d'Arizkun...
        La visite du parc de Bertiz s'est heureusement déroulée sous un ciel plus clément et nous avons pu en deux heures nous faire une idée d'un parc sillonné de sentiers de randonnée qui demandent bien plus de temps de visite...

Amayur

             

Notre groupe, Blason de noblesse comme il y en a sur chaque maison,
 une des maisons typiques du village...

et mémorial élevé sur l'ancien emplacement du château (tombé en 1522)
.


Arizkun
                   

Le couvent des Clarisses, monastère de Sainte Marie des Anges
où vivent encore
19 sœurs Clarisses.
Extérieur et rétable de la chapelle.

Parc de Bertiz

    

Nénuphars dans le jardin...




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